Baptiste Sorin a choisi d’intégrer un IUT puis une licence pro. Il est adjoint chargé de la communication événementielle à la direction du développement et de la communication de la prestigieuse école d’ingénieurs ENSTA ParisTech. Il nous parle de son parcours, de ses choix et livre ses conseils pour tirer le maximum d’un Bac +2/3.

Baptiste Sorin, titulaire d’un DUT (2006) et d’une licence pro (2007), est adjoint chargé de la communication événementielle à l’ENSTA ParisTech © M. Chanet

Baptiste Sorin, titulaire d’un DUT (2006) et d’une licence pro (2007), est adjoint chargé de la communication événementielle à l’ENSTA ParisTech © M. Chanet

Qu’est-ce qui a motivé votre orientation à l’issue du lycée ?
J’ai la chance d’avoir trouvé ma voie – la communication – très tôt. Je savais dès la seconde que je voulais faire de l’évènementiel. Un stage en 1er au service communication de la mairie de la commune de mes parents a confirmé mon ambition. Être assis des heures en cours ne correspondait pas à mon tempérament, j’avais envie d’être dans l’action, le concret.

 

Est-ce pour cela que vous avez opté pour un bac +2 professionnalisant ?
Un DUT permet en effet d’apprendre un métier, de faire des stages, de mener des projets. J’ai été reçu à Grenoble en DUT information et communication à l’IUT2 de l’université Pierre Mendès-France. La chef de département m’a expliqué ce qui dans mon dossier avait fait la différence : mon stage en communication, mon engagement dans le club d’échecs où je suis aujourd’hui encore actif et où j’ai développé la communication (gestion des relations presse, rédaction d’une newsletter).

 

Avez-vous trouvé ce que vous recherchiez en DUT ?
Sans surprise, ce qui m’a le plus plu est l’aspect professionnalisant du cursus. J’ai réalisé des stages dans les services com’ d’un grand groupe et d’un CHU. Mener des projets en équipe prépare aussi à être opérationnel et permet d’intégrer la vie active sans appréhension. J’y ai participé à l’organisation des 30 ans de mon département, d’une régate ; des moments importants et formateurs que j’ai beaucoup appréciés. J’ai fini par un stage en agence d’événementiel.

 

Pourquoi avoir continué en licence pro ?
J’ai hésité car je voulais travailler. Après discussion avec mes professeurs, ma famille, des professionnels, j’ai été convaincu que la licence pro était un plus dans le monde du travail et me permettrait de compléter mes connaissances et compétences. J’ai intégré l’université de Savoie en licence pro activités et techniques de communication.

 

Quel a été votre parcours professionnel depuis 2007 ?
J’ai trouvé un emploi tout suite au sein de l’université de Nantes. Il s’agissait d’une création d’un poste d’assistant communication pour le campus de La Roche-sur-Yon. Deux ans après on m’a confié la com’ de l’IUT.En 2012, l’ENSTA ParisTech m’a contacté après avoir vu mon CV en ligne. J’ai été séduit par l’idée de venir à Paris, et bien sûr la notoriété de l’établissement et le poste dans l’événementiel. Ce qui a fait la différence pour ce poste plutôt destiné à un Bac +5 de niveau Master, a été mon expérience. Je crois en effet qu’à un moment donné l’expérience prime sur le diplôme. La connaissance du monde professionnel est irremplaçable.Je suis chargé de gérer les évènements institutionnels de l’Ecole : cérémonie des voeux, remise de diplômes, journées portes ouvertes, appui aux étudiants et à nos partenaires pour leurs évènements dans nos locaux, organisation de colloques de recherche, de séminaires scientifiques. Nous avons aussi inauguré un nouveau concept d’expositions artistiques ou scientifiques dans le grand hall, l’ENSTA EXPOSE.

 

Quel conseil pouvez-vous donner à un étudiant au regard de votre expérience ?
Qu’il ne faut pas se dévaloriser sous prétexte que l’on n’est pas scolaire ou à l’aise dans des études académiques. On peut se réaliser pleinement dans des filières courtes professionnalisantes. La motivation, l’envie font la différence pour y entrer et s’y épanouir mais aussi pour trouver un emploi puis évoluer. Durant ces cursus, les projets, stages, activités associatives ne doivent pas être négligés. On y apprend beaucoup sur le métier, sur soi. Ils sont très formateurs et constituent une réelle expérience qu’il faut valoriser.

 

A. D-F